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Un pionnier de l'aviation Fribourgeoise
Louis Cosandey dit "Coco"
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Un des pères des constructeurs amateurs
Max Brügger avec son Colibri 2007


LES CONSTRUCTEURS AMATEURS DE LA PLACE :

Photos en préparation


Un des "Pou"
à Louis Cosandey

Le dernier "Pou"
à Coco

RV 6 HB-YLM

RV 6 HB-YKD

Lancair 360 HB-YKB

Cockpit Lancair

Réplique Fieseler storch

Pottier 180S HB-YLG


J'ai construit et je vole avec mon avion HB-YLG

par André Verdon

Depuis très longtemps, la Suisse romande fut une région propice à la construction d'avions. Je pense en particulier à René Grandjean qui traversa le lac de Neuchâtel le 18 juin 1911, avec son avion en bois et toile doté d'un moteur fabriqué en Suisse.

Tout petit, alors que j'habitais les Granges de Cheyres, je regardais les avions militaires en virage pour la finale de Payerne. L'appel de la troisième dimension, d'imiter les oiseaux, de pouvoir un jour voler de mes propres ailes me fascinait déjà. Mais voilà, on ne fait pas toujours comme on veut ? Suite à des problèmes de santé, mon médecin me conseilla pour moins penser à la maladie, d'avoir un hobby. Je fis l'acquisition d'une liasse de plans afin de les étudier, de me rendre compte si mes capacités seraient suffisantes pour arriver au but. L'envie de construire un avion ne m'avait jamais quitté. Mais construire et ne pas pouvoir le voler restait le principal handicap. Alors pour débuter, je me suis décidé, avec l'aval de ma famille, de suivre les cours théoriques et pratiques en 1981 pour réussir le brevet de pilote privé à Ecuvillens. L'immense joie du premier tour de piste en solo sur le Piper L 4 HB-OTG reste gravé dans ma mémoire. Cinq ans plus tard, une transition sur Cessna 172, 4 places, puis Robin ATL compléta ma formation.

En 1993, avec une santé stabilisée, je me décide enfin à concrétiser mon rêve : c'est-à-dire construire mon propre avion ! Bien sûr, une aventure comme cela demande de la patience et surtout beaucoup de compréhension de la part de la famille. Le choix de la construction n'était pas facile à faire : des matériaux en bois et toile ainsi que les stratifiés demandent un grand local sec à température constante, des machines de travail onéreuses, etc. Il restait donc le métal, ou plus précisément de l'aluminium A U 4 G qui se lime, perce en tout temps. De plus, je préférais de loin cette matière qui ne demande que peu d'outils spéciaux à acheter. Mon garage à voiture suffisait pour débuter et former les pièces du puzzle. C'est un avion français de type Pottier 180 S qui m'avait paru le plus séduisant. Surtout un exemplaire volait déjà en Suisse.

L'appareil est simple, robuste, mais encore faut-il bien le construire ? Le contrôle de la première aile, montée à blanc, s'est effectué en 1994. Il faut préciser que l'on ne peut fermer une partie aveugle sans la visite du conseiller en construction de l'EAS. Puis ce fut au tour de la deuxième, y compris le caisson de voilure qui les assemble. Un local fut trouvé pour les entreposer. Ensuite, l'empennage, la dérive et le fuselage prenaient forme. Evidemment, à un certain moment, il faut mettre les ailes en croix sur le fuselage. Cette fois le garage ne suffisait plus. Heureusement, une personne que je connaissais, m'a fait entièrement confiance en me mettant à disposition un local approprié et surtout peu onéreux. Plus tard, quelle ne fut pas la joie d'installer les petits enfants sur des sièges provisoires dans une machine qui n'a pas encore de roues, de moteur, de tableau de bord, de réservoir, etc. Je discutais avec des personnes qui me posaient mille et une questions, j'avais donc encore beaucoup à faire. Jamais démoralisé, j'ai relié ces éléments, les uns après les autres, pour que, finalement, cela ressemble à un avion.

Et un jour, oh, surprise! Le magnifique local est loué, il faut quitter les lieux. Retour dans le garage à voiture, et là, impossible de façonner la moindre pièce pendant six mois. Des locaux à Grolley ou dans la région, bien sûr il y en a, mais appartiennent aux banques et elles ne sont pas prêtes à me les mettre à disposition. Le miracle survint enfin. Tout près de mon domicile, et avec l'accord du propriétaire, j'ai pu terminer l'assemblage dans une grange inoccupée.

Au mois de mars 2004, le transfert se fit de Grolley à Ecuvilllens pour les finitions. Après différents contrôles, mesures de traction, pesage et calculs de centrage, diverses modifications exigées par l'OFAC lors de l'examen final, mon avion était presque terminé. Voler est la phase culminante de la construction. Mais pour cela, il faut une tonne de papiers, d'autorisations, de justificatifs douaniers et surtout beaucoup de patience. Le permis provisoire de vol arriva par courrier le 11 novembre et ce fut la première explosion de joie !

L'étape suivante fut la préparation du premier vol avec le pilote d'essai. Evidemment j'aurais aimé l'effectuer moi-même. Mais la réglementation et la sécurité de l'aérodrome ne le permettent pas. Ecuvillens, 16 novembre 2004, le temps est magnifique, le vent est calme. C'est décidé, Max Brugger qui a plus de quarante vols test à son actif, va permettre au HB-YLG de prendre l'air pour la première fois. Chef de place, pompiers, assistants, mon épouse et moi avions tout de même le trac. Max fit un huit devant le hangar pour s'habituer à la machine, puis se dirigea au seuil de piste 10. Derniers contrôles : moteur, ailerons, volets, dérive. Il s'annonça pour s'aligner. Devant les autres avions, nous le regardions s'aligner sur la piste. Puis, le régime du moteur grimpa. Sa vitesse atteinte en une centaine de mètres, l'engin roulant devint un avion volant.

Le décollage est parfait, une montée régulière suivit d'un passage à la verticale du terrain pour disparaître en direction de Fribourg. Vingt minutes plus tard, Max atterrissait tout en douceur. Les félicitations et les congratulations des membres présents m'ont permis de réaliser vraiment ce qui c'est passé ce jour- là !

En fonction de la météo, l'étape suivante fut la transition avec un instructeur. Là enfin, j'ai pu voler seul à bord de mon appareil. Je pense bien que ce moment a créé la deuxième explosion dans mon cur avec sans doute une larme au coin de l'il. Le programme d'essais en vol, le manuel de vol et l'examen du bruit ont abouti enfin au permis définitif de vol.

Un grand merci à toutes les personnes qui m'ont soutenu et encouragé, celles par qui ce projet a pu se réaliser. En particulier aux membres de ma famille qui ont cru en moi et m'ont accompagné durant ces onze ans de préparation. Mes remerciements pour leurs conseils vont également à tous ceux qui m'ont précédé dans cette magnifique expérience, cette aventure. Une pensée va à ceux qui ne l'ont pas encore terminée. Je leur dis : persévérez et vous serez récompensés ! Ce rêve d'enfant est devenu réalité.

Données de base HB-YLG

Constructeur : André Verdon Grolley
Type : Biplace côte à côte, aile basse, Pottier 180 S
Envergure : 6.50m, longueur 5.35m, hauteur 1,75m
Poids : vide 316kg, maximum 550kg
Moteur : Sauer D2'500ccm H1S 90 cv à 3'000 t/min
Hélice : tripale ; Arplast, diamètre 150cm
Réservoir : 58lt essence sans plomb 98oct
Vitesse : minimum 80, maximum 240, croisière 160 km/h
Autonomie : 450 Km environ, + la réserve.

Bilan après 2 années et demie

Heures totales de vol : 110 h, et 200 atterrissages.


Mai 2007
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